La santé mentale des français mise à l’épreuve des confinements

Angoisse confinement

Si l’épidémie de covid-19 semble être le premier sujet de préoccupation, la santé mentale des Français n’est pas loin derrière. Mise à rude épreuve après 9 mois d’épidémie et deux confinements, de plus en plus d’études montrent une détérioration de l’état des Français.

Des signes d’angoisse et de dépression en augmentation durant les confinements


Le confinement a eu des effets dévastateurs chez les Français, et même partout dans le monde. Une angoisse permanente semble s’installer dans la population alors que l’on ne saurait dire jusqu’à quand cette crise sanitaire va durer. Parallèlement, l’angoisse liée au confinement a aggravé certains troubles psychiatriques préexistants, voire même déclenché des symptômes de dépression ou d’anxiété chez des personnes sans antécédents. Sentiment de solitude, peur pour l’avenir et crises d’angoisse sont autant de manifestations possibles de cette anxiété généralisée.  Un Français sur cinq aurait même songé à se suicider au cours des derniers mois.


Selon une enquête publiée par CoviPrev, 21 % de la population présentait un état dépressif en mi-novembre, alors qu’ils étaient deux fois moins en septembre. Cela s’accentue encore plus chez les populations plus fragilisées par la situation, que ce soit celles avec des problèmes économiques, des personnes inactives ou ayant des antécédents de troubles psychologiques.

Hausse du mal-être chez les étudiants

Les étudiants qui doivent étudier à distance, sont surreprésentés dans cette hausse des troubles de la santé mentale. Au printemps dernier, lorsqu’une personne sur dix présentait un état dépressif dans la population générale, ils étaient un sur trois chez les étudiants. Beaucoup d’étudiants se plaignent d’avoir plus de difficulté à se concentrer lors des enseignements à distance. De plus, certains rapportent une surcharge de travail donné par les enseignants pour compenser l’absence de cours en présentiel. Enfin, l’incertitude liée notamment aux modalités d’examens et à un éventuel retour à la faculté suscitent également un sentiment d’impuissance.


Pourquoi le confinement impacte-t-il le bien-être psychologique ?


Les facteurs favorisant la dépression ou l’angoisse sont nombreux dans cette situation. Il est impossible de savoir quand se terminera cette crise sanitaire. Face à cela, certaines personnes se sentent complètement démunies. La période après covid-19 ne semble pas plus radieuse que la crise sanitaire actuelle, et beaucoup redoutent ses conséquences économiques. Beaucoup de commerçants ou de gérants d’établissement ont peur de mettre la clé sous la porte. Ceux qui ont déjà perdu leur travail ou n’en retrouvent pas à cause de la crise s’inquiètent ou perdent espoir. La crise sanitaire devient une crise économique qui crée un sentiment d’insécurité générale.


Le confinement crée un sentiment de perte de contrôle sur sa propre vie. Les distractions sont rares. De plus, le fait d’être constamment chez soi fait que chaque jour se ressemble. Les contacts sociaux qui sont très importants sont réduits au strict minimum, ce qui est, et au néant pour ceux qui sont isolés. Pour les employés en télétravail, le fait d’avoir les enfants à la maison peut également être une source de stress supplémentaire.


Le confinement limite la possibilité de réaliser des activités physiques, d’être actif, alors que cela joue également un rôle essentiel dans le maintien du bien-être. Certaines personnes souffrent également de troubles du sommeil ou de décalage ce qui peut nuire à la santé mentale.

Des conséquences à long terme chez les patients 


Alors que les périodes de confinement ont été difficiles à vivre, elles pourraient également avoir des répercussions sur la durée. Dans les deux prochaines années, les spécialistes de la santé mentale s’attendent à un flux de patients avec des troubles dépressifs ou souffrant de crises d’angoisse ou d’anxiété. Ces symptômes de maladies d’origine psychiatrique ne vont pas s’envoler du jour au lendemain. La période de confinement a notamment révélé des problèmes sous-jacents chez certains patients. En l’absence de prise en charge et de traitement adapté, cela pourrait avoir des conséquences graves. Certains parlent même de « trauma au ralenti » car cette crise sanitaire est encore là pour durer, et l’éventualité d’un troisième confinement pointe son nez. D’ailleurs, Santé Publique France a publié sur son site des conseils pour prendre soin de sa santé mentale pendant le confinement.


Quelle solution pour faire face à ce fléau ?


Les pouvoirs publics vont devoir faire face à ce traumatisme collectif et devoir assurer une prise en charge médicale pour ceux qui en ont besoin. Cela mènera sûrement à une plus grande reconnaissance de l’importance du champ médical de la santé mentale. Il faudra probablement envisager de nouvelles modalités pour pouvoir prendre en charge tous ces patients. Les questions restent encore en suspens alors que l’épidémie de coronavirus continue de sévir.  

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