Tag: psychothérapie

La guerre est finie

Extrait de mon journal
Je viens de voir à la télé un Monsieur rayonnant qui construit des maquettes d’église avec des bâtons d’esquimaux !
C’est quoi mon bâton d’esquimau à moi ?
J’entrevois tous les possibles mais ils brillent tous ensemble et je ne sais lequel cueillir.
Mars 2001

lost child by silverwing sparrowTreize ans plus tard, j’en suis au même point.
Entre temps, des années de spéléologie psychologique, des larmes, des souffrances conscientisées, une destruction massive de tout ce qui faisait mon identité.
J’ai tout perdu plusieurs fois : une partie de ma famille, mes couples, mes boulots, de nombreux amis, des lieux de vie, mes habitudes alimentaires, et même mes certitudes quant à mon orientation sexuelle.

Parfois, j’ai eu l’impression d’avoir tout gagné, d’être libre pour la première fois de ma vie.

Libre de quoi ?

Psychothérapeutes : chronique d’une désillusion

Le 8 octobre 2003, l’amendement Accoyer(1), visant à réglementer l’usage du titre de psychothérapeute, était voté à l’unanimité des douze députés présents et du Docteur Mattéi, alors Ministre de la Santé, après 5 minutes et 30 secondes de « débat ».

Le 20 mai 2010, le décret relatif à l’usage du titre de psychothérapeute(2) est promulgué.

Entre temps ? Six ans et demi de navettes parlementaires…

Le chemin du cœur
Point un : la fermeture du corps

bellmerÇa n’était pas facile pour papa et maman quand je suis arrivée ! Une seule pièce pour nous trois, les études à terminer, il n’y a pas vraiment de place pour moi, je dors sur leur lit. Vite, il faut tout faire vite : manger, aller à la crèche. Les actes sont minutés, complètement dé-corrélés de mes besoins. De toutes façons, on mange à heures fixes quand on est un bébé, c’est la mode, c’est comme ça qu’il faut faire. J’ai été sevrée à 4 mois et puis j’ai eu ma chambre. Au début j’ai hurlé tous les soirs pendant une heure, toute seule dans le noir. Ma souffrance est le monde, le monde est ma souffrance. Rien ni personne ne vient contredire cette certitude. Parfois, je crois frôler la mort, étouffée par ma propre rage de vivre. Papa interdit à maman de venir me voir : « il ne faut pas câliner les enfants, elle finira bien par se calmer ».