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Thermodynamique de la créativité : hypothèses

perspectiveDans un précédent billet, j’avais trouvé amusant de voir où mène une réflexion comparant l’être humain à une structure dissipative (à la suite du visionnage d’une vidéo de François Roddier – Voir le diaporama de la conférence vidéo). J’avais alors émis l’hypothèse que l’ensemble des dissipations d’énergie traversant un être humain serait ce que l’on appelle « la créativité » au sens large du terme (création de nouveau). Et si l’on poussait le raisonnement un peu plus loin ?

Clair-obscur

clair obscurCe matin, un rêve sensitif – comme je les appelle – m’a tiré du sommeil d’un coup.

Mon père et moi étions dans une immense forêt, nous marchions, il allait de son côté et moi du mien. Une longue rivière chargée de boue nous séparait. Et, alors que je le regardais fouler la terre de son pas nonchalant, j’ai vu un félin – de type lion – lui barrer le passage.

L’air de rien

saxophone_by_rhubarbandcustardÇa faisait tellement longtemps que je n’avais plus écrit. Je me disais que c’était normal, que j’avais passé la phase de ma vie consacrée à l’introspection, que désormais je vivais ma vie plutôt que de l’écrire. Je m’aperçois qu’il n’en est rien, que si je n’écrivais plus, c’est parce que je n’avais plus rien à dire, ni en bien, ni en mal. Je m’aperçois -fallait-t-il tout ce temps ?- que l’écriture est ma respiration, qu’elle m’emplit, qu’elle m’habite, qu’elle est le prolongement d’un corps, le mien.

Le chemin du cœur
Point neuf : les elles du désir

Modelage

Pendant longtemps, j’étais plutôt tranquille au fond de ma forteresse, bien plus préoccupée par le social et mon image que par ce qui se passait à l’intérieur. Ce n’est qu’après le bac, lorsque j’ai « coupé le cordon » pour la première fois et que j’ai commencé à voler de mes propres ailes que l’effondrement a commencé, lentement mais sûrement. J’avais vingt ans la première fois que je suis restée paralysée, livide, sans comprendre ce qui m’arrivait. Au lieu de faire consciencieusement mes devoirs pour le lendemain, j’étais en train de prendre un grand plaisir à jouer à la console vidéo : j’ai été terrassée par ce que j’identifie aujourd’hui comme ma première attaque de panique.

Le chemin du cœur
Point cinq : le livre-évasion

La petite carotte courageuseJe me suis toujours nourrie avec les livres et l’écriture ; avant même de savoir lire, je « corrigeais » au stylo rouge des pages écrites, comme papa et maman, qui étaient tous deux professeurs de français.
Dès que j’ai su lire, j’ai passé des heures, isolée dans ma chambre, enfermée et pourtant libre. J’ai hurlé ma solitude avec Croc-Blanc, je me suis évadée avec La petite chèvre de Monsieur Seguin, j’ai trouvé l’essentiel avec Le Petit Prince, j’ai transgressé la loi de la tribu avec Le Premier Amour. J’ai lu l’intégralité des Contes et Légendes que j’allais chercher, tome après tome, à la bibliothèque. Le temps s’arrêtait, il fallait venir m’interrompre pour aller manger ou dormir. Les contes de Grimm, d’Andersen, des Milles et Une Nuits ; Oui-oui, Fantômette, la Comtesse de Ségur ; et puis la bibliothèque verte, Alice, Jules Vernes. À douze ans, j’avais lu l’œuvre complète de Boris Vian…